Travailler la prise de parole en public ( pour mieux dire votre belle harangue le mercredi 5 octobre)
Lutter contrer les tics de langage:
Que sont des tics de langage ?
Eheu... Du coup... En fait... Au jour d’aujourd’hui... Genre... Absolument... C’est clair... Mais bon... Pas de souci.... Carrément.... C’est juste pas possible... J’ai envie de dire... Je dis ça, je dis rien... J’avoue... Wesh... Tu vois... Trop......
On pourrait en citer plein !
Les tics de langage sont des mots ou des expressions répétés souvent sans que l’on s’en rende compte. « C’est une lutte de chaque instant qu’il faut mener contre ces mots qui ne veulent rien dire et qui n’ajoutent rien à la démonstration ». Pour ce faire, il faut privilégier un vocabulaire précis ou bien des moments de silence.
Travailler l'aspect non verbal du discours:
➢ La force de conviction d’un discours passe à 60% par le langage du corps (par exemple le mouvement des mains ou encore le regard), à 30% par les inflexions de la voix (l’intonation) et seulement à 10% par les mots.
➢ La posture :
✓ Le corps doit former un T : le tronc est droit, les épaules horizontales, si on est debout on ne croise pas les jambes, « ne pas ouvrir un pied comme une danseuse ».
✓ Ne pas mettre les mains dans les poches, ni sur les hanches et « ne pas se tripoter les mains ».
✓ Ne pas regarder ses pieds.
✓ Ne pas sautiller ou tourner en rond.
➢ Le regard :
✓ « Porter son regard sur le public, c’est lui rendre hommage, lui signifier que c’est pour lui qu’on parle »
✓ Si on regarde les réactions du public, on pourra mieux adapter notre discours à notre auditoire en fonction de ses réactions. Par exemple, on va pouvoir voir s’il est intéressé, s’il est amusé ou encore s’il s’interroge.
✓ Si on parle à un petit groupe de personne : on regarde chacun dans les yeux alternativement (ne pas privilégier une seule personne du regard).
✓ Si on est devant une assemblée, on fixe un point au fond de la salle.
✓ Si est devant un amphithéâtre, notre regard doit balayer tout l’auditoire de haut en bas et de droite à gauche.
➢ La gestuelle :
✓ Ce que l’on contrôle le moins et qui trahit le plus...
✓ Le geste doit être adapté au message que l’on souhaite transmettre.
✓ Geste rond vers la salle : idée de rassemblement.
✓ Doigt pointé ou poing levé : signe de détermination.
✓ Jonction du pousse et de l’index : volonté de précision.
✓ Eviter des gestes parasites : jouer avec ses bagues, se passer la main dans les cheveux, se gratter...
✓ Ne pas laisser les mains derrière le dos.
➢ Gérer les silences : ✓ « Le silence fait partie du discours ». Mais il faut le maitriser pour qu’il survienne au bon moment, par exemple après une question rhétorique.
✓ Le silence essentiel est celui qui a lieu avant la prise de parole : « Lorsque vous allez parler, respirez en comptant jusqu’à trois, balayer l’auditoire du regard, et ensuite seulement parlez ».
✓ Il faut que la rythme de la parole suive celui de la pensée. Si on parle trop vite, il y a aura de silences non gérés, ce qui montre qu’on est perdu.
Il faut articuler : prononcez notamment de manière très précise les premières consonnes des mots.
La voix
« La voix est une baguette magique. Elle permet d’attirer l’attention de toute une foule, d’impliquer son auditoire, de véhiculer des émotions. » « Un discours est un projet sonore avec une ambition esthétique qui va au-delà des mots que l’on prononce [...]».
➢ Il faut avoir une voix puissante mais on ne doit pas crier.
➢ Il faut varier le ton en fonction de notre discours. Le ton exprime une certaine énergie.
➢ Il faut varier la musicalité d’un discours : il doit y avoir des moments de ralentissements et des moments d’accélération.
➢ Il faut gérer ses émotions pour que la voix ne déraille pas.
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