réponses aux questions sur le récit lu ( dans le cadre de la séquence sur le défi écologique): exemple de Maya

 

1.-Qu'ai-je découvert sur les relations entre l'homme, la nature, les animaux en lisant ce récit?

En ayant lu le récit “Encabanée” de Gabrielle Filteau-Chiba, nous comprenons que l’auteure veut démontrer son attachement envers la nature. C’est une femme écologiste qui en a eu assez de la ville et a tout quitté pour aller s’installer dans un endroit qui lui ressemblait bien plus : une cabane au milieu de la forêt canadienne. C’est un endroit où elle se sent bien, certes un peu seule par moments mais d’après elle,  rien ne vaut le calme et la sérénité de ces espaces. Dans son roman, cette auteure nous montre son affection pour la nature et les animaux et surtout sa détermination à vivre en autonomie dans un milieu hostile comme la forêt de Kamouraska au Canada. J’ai donc découvert en lisant ce récit que de ce jour, de plus en plus de personnes souhaitent quitter la ville pour se reconnecter à la faune et à la flore.

2.- Voici le passage que j'ai préféré (20 lignes); recopier le et expliquer pour quelles raisons il vous a plu comme si vous en faisiez une sorte de commentaire.

Construire pièce sur pièce ma définition du féminisme rural. Féminisme rural. Quel est le générique ? Philosophie ! Loin de la rage carriériste et de la folie des temps modernes. On pourrait dire que je manque d'ambition, qu’on ne m’a pas payé de hautes études pour que je fende du bois. Mais on sait tous que Raiponce et les oiseaux en cage finissent par s’évader. Pour se satisfaire d’une vie de captivité du haut d’une tour ou aspirer aux plus prestigieux trônes, il faut, semblerait-il, oublier qu’une féministe, c’est aussi ne pas avoir envie d’égaler qui que ce soit. Incarner la femme au foyer au sein d’une forêt glaciale demeure, pour moi, l’acte le plus féministe que je puisse commettre, car c’est suivre mon instinct de femelle et me dessiner dans la neige et l’encre les étapes de mon affranchissement. Même s’il manque peut-être un homme dans mon lit, je ne veux de toute façon compter que sur moi-même pour ma survie. Je ne veux pas de votre argent, ni vivre l’asservissement du neuf à cinq et ne jamais avoir le temps de danser. Rêver d’un bal comme d’une retraite anticipée ou d’un voyage tout inclus avec un prince de Walt Disney. Pas pour moi. Je veux marcher dans le bois sans jamais penser au temps. Je n’ai pas besoin de montre, d’assurances, d’hormones synthétiques, de colorant à cheveux, de piscine hors terre, de téléphone cellulaire plus intelligent que moi, d’un GPS pour guider mes pas, de sacoche griffée, de vêtements neufs, d’avortements cliniques, de caches-cernes, d’antisudorifiques bourrés d’aluminium, d’un faux diamant collé sur une de mes canines, ni d’amies qui me jalousent. De toutes ces choses qui forment le mirage d’une vie réussie. Consommer pour combler un vide tellement profond qu'il donne le vertige.”

 

 

 

Ce passage est sans aucun doute mon passage préféré car tout d’abord, il parle du féminisme. Il défend la vie d’une femme seule qui n’a besoin de personne pour mener un train de vie qui lui plait. Cette femme n’a pas besoin d’homme dans sa vie et veut se débrouiller toute seule : “Même s’il manque peut-être un homme dans mon lit, je ne veux de toute façon compter que sur moi-même pour ma survie”. Ce qui me plait dans ce passage, c’est que l’auteure montre que la femme n’est dépendante de personne et qu’elle peut très bien vivre seule sans nécessiter l’aide de quelqu’un. Cette femme souhaite également incarnée une place de femme au sein de la forêt, elle se dit “femelle” et caractérise son exil comme l’acte le plus féministe qu’elle a pu commettre : “Incarner la femme au foyer au sein d’une forêt glaciale demeure, pour moi, l’acte le plus féministe que je puisse commettre, car c’est suivre mon instinct de femelle et me dessiner dans la neige et l’encre les étapes de mon affranchissement.” Elle mentionne aussi le fait qu’elle ne veut pas d’une vie tracée et dite “parfaite” pour les gens de la métropole, elle préfère être libre là où elle le souhaite : “Rêver d’un bal comme d’une retraite anticipée ou d’un voyage tout inclus avec un prince de Walt Disney. Pas pour moi. Je veux marcher dans le bois sans jamais penser au temps.” Au final, ce que cette femme ne veut pas , c’est d’une vie tracée et programmée. Elle ne pense pas comme les autres et son bonheur est tout autre que celui des gens de la métropole : “De toutes ces choses qui forment le mirage d’une vie réussie. Consommer pour combler un vide tellement profond qu'il donne le vertige.”

 

Le second sujet qu’évoque l’auteure dans ce passage est son envie d’exile et de vie en autonomie dans la nature. Elle dit en avoir assez et se sentir prise au piège dans cette vie trop calculée : “Mais on sait tous que Raiponce et les oiseaux en cage finissent par s’évader.” Cette femme ne veut plus avoir recours aux objets matérielles de la vie. Elle veut vivre sans penser à rien et ne plus se soucier de l’heure qu’il est ou du temps qu’il fait dehors : “Je n’ai pas besoin de montre, d’assurances, d’hormones synthétiques, de colorant à cheveux, de piscine hors terre, de téléphone cellulaire plus intelligent que moi, d’un GPS pour guider mes pas, de sacoche griffée, de vêtements neufs, d’avortements cliniques, de caches-cernes, d’antisudorifiques bourrés d’aluminium, d’un faux diamant collé sur une de mes canines, ni d’amies qui me jalousent.” On ressent également à un passage qu’elle sait que les gens de la métropole ne vont probablement pas la comprendre et juger son choix car pour eux, réussir dans la vie c’est avoir fait de longues études et probablement avoir un métier qui offre beaucoup de privilèges, mais cela ne l’importe pas car elle ne va pas prêter attention à ce genre de remarque : “On pourrait dire que je manque d'ambition, qu’on ne m’a pas payé de hautes études pour que je fende du bois.”

 

 

 

 

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce passage est que l’auteure a mélangé les sujets du féminisme et de l’écologisme. Cela nous montre que c’est une femme sûre d’elle qui n’a pas peur du regard des autres et qui n’a qu’une seule envie : trouver sa place qui est, d’après elle, dans la nature. C’est une femme qui est en quête du bonheur, qu’elle n’arrive pas à trouver dans sa ville natale. J’admire le courage qu’elle a eu de tout quitter pour son bonheur personnel. Cela n’est pas évident et tout le monde n’en serait pas capable. J’admire également sa vision du bonheur, qui n’est pas forcément la même pour tout le monde mais que je trouve juste. Elle défend le fait que chaque personne a sa propre vision du bonheur et qu’il faut faire ce qu’il nous semble le mieux pour nous. L’expression “On a qu’une vie !” pourrait la caractériser car c’est le genre de personne qui ne se retient pas de faire ce dont elle a envie.

 

 

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