Entraînement à la dissertation: proposition d'une première partie à continuer..

 

 Introduction

Les artistes, et notamment les écrivains, ont toujours cherché à s’inspirer de leur époque pour créer leurs œuvres, soit pour la représenter, soit pour s’y opposer et inventer une autre façon de la percevoir afin de faire réfléchir les lecteurs. Face à l’urgence des problèmes écologiques qui nous angoissent aujourd’hui, on peut se demander si la littérature et la rhétorique, l’art de faire de beaux discours, ont un rôle à jouer dans la sensibilisation du lecteur aux questions environnementales qui nous préoccupent. Dans un premier  temps, l’on pourrait penser que le recul de la lecture dans les activités privilégiées par les jeunes générations au profit de l’image met à mal l’idée que la littérature puisse jouer un rôle important dans ce domaine, mais force est de constater, dès que l’on s’intéresse à ce qui s’écrit et se publie, que la littérature et l’éloquence n’ont pas renoncé à donner l’alerte sur la destruction de notre environnement, mettant en péril notre humanité même, et cela depuis bien plus longtemps qu’on ne pense..

 Développement de la première partie

Dans le monde contemporain, dès qu’il s’agit de faire prendre conscience d’un problème, on pense que les médias les plus efficaces sont ceux qui contiennent des images et que l’on peut consulter sur des écrans.

 Il est vrai que pour sensibiliser aux urgences climatiques des documentaires tels que ceux proposés par Cyril Dion sur Arte intitulés Un Monde Nouveau et divisés en trois volets Résister, S’adapter, Régénérer sont très éclairants. Il montre à la fois des images des catastrophes liées au réchauffement climatique par exemple, aborde la question des restrictions énergétiques et de la fin des énergies fossiles, s’interroge sur l’extinction massive des espèces animales, tout en montrant des gens qui proposent des solutions pour économiser les ressources, vivre plus sobrement et freiner l’étendue des catastrophes, afin de préserver l’avenir de la planète et des générations futures. Les trois documentaires montrent bien que ne pas laisser couler l’eau du robinet pendant que l’on se brosse les dents ne va pas suffire à résoudre les problèmes et qu’il faudra bien changer de système économique et renoncer à la société de consommation, telle que nous la connaissons. Ce travail journalistique d’enquête, de réalisation par le montage cinématographique est indéniablement efficace et peut faire réagir les gens.

Un film, comme Bigger than us tourné par Flore Vasseur, conçu par la jeunesse pour la jeunesse, montre très bien lui aussi que de l’Indonésie au Brésil, en passant par la Grèce et d’autres pays encore comme le Malawi, des adolescents  lucides se dressent pour protéger la terre afin qu’elle demeure habitable. Tout est fait dans ce film pour que les jeunes spectateurs s’identifient aux personnes filmées et passent eux aussi à l’action, là où ils sont. Et ça marche !

Les films de fiction, avec leur pouvoir de séduction que n’ont pas toujours les documentaires, ne sont pas en reste. Ils offrent un divertissement mais qui peut donner à réfléchir. Dès 1974, un film appelé Soleil Vert racontait comment le monde de 2022 devait affronter une sécheresse terrible qui affamait la population  mondiale obligée de manger des sortes de biscuits verts que le gouvernement leur fournissait au prix d’une absence de liberté et d’une exploitation dans le travail, bien loin de nos régimes démocratiques, jusqu’à ce qu’un détective rebelle découvre que ces gâteaux , Soleil Vert, était fabriqué avec les corps des morts en masse et revendus,  donc dans un atroce système de recyclage en boucle. La question de la sécurité alimentaire qui est liée au problème climatique fait résonner le film de façon bien prémonitoire et funeste.

De nombreux réalisateurs de courts métrage ou de films d’animation utilisent aussi leur art pour provoquer des prises de consciences sur les sujets d’actualité du moment et les festivals sont de véritables tremplins pour diffuser des messages : j’en veux pour preuve le film Wrapped,  plusieurs fois primé, qui montre comment la nature après la mort d’un rat , symbole de pollution, dans la ville de New York, reprend ses droits en recouvrant très rapidement toute la cité, comme pour dire qu’à l’échelle de l’univers l’anthropocène n’est qu’un temps restreint et éphémère.

Transition avec la 2ème partie:

Cette force de l’image voudrait-elle signifier que la littérature et la rhétorique sont définitivement obsolètes et ne peuvent plus apporter leur contribution à la prise de conscience des problématiques écologiques ? Ce serait faire une erreur d’appréciation grossière.

Deuxième partie à rédiger par vous  pour jeudi 8 décembre:

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