Les discours rapportés ( à réviser pour mieux comprendre la transcription des paroles dans un roman)

 

Les discours rapportés

 Le discours direct :

Définition : Le discours direct rapporte les paroles (ou les pensées) telles qu’elles ont été formulées par celui qui les a prononcées (ou pensées).

Caractéristiques : Le discours direct est inséré dans le récit. Celui-ci, d’une certaine façon, s’arrête pour laisser la place à ce qui s’est dit. Aussi trouve-t-on :

-une ponctuation spécifique qui encadre le passage au discours direct : guillemets qui s’ouvrent devant la 1ère réplique et qui se ferment après la dernière ; tirets devant chaque réplique, sauf la 1ère qui est précédé de l’ouverture des guillemets

-des verbes introducteurs de paroles (dit-il ; cria-t-il ; murmura-t-il…), placés soit avant la réplique, soit en incise, soit à la fin de la réplique.

-une ponctuation reprenant les émotions du locuteur (phrases exclamatives, interrogatives…) et une syntaxe à  l’image des émotions (phrases interrompues…)

-le niveau de langue qui est celui du/des locuteur(s)

-les temps et les personnes du discours (majoritairement : présent d’énonciation ; passé composé ; 1ères personnes (je ; nous) et 2èmes personnes (tu ; vous)), le principe étant de conserver le système d’énonciation du discours d’origine.

Exemple : « Le Loup et l’Agneau », Fables, Jean de La Fontaine

Un agneau se désaltérait

Dans le courant d’une onde pure ;

Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attirait.

« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?

Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

Sire, répond l’agneau, que Votre Majesté

Ne se mette pas en colère (…) »

Le discours indirect :

 Définition : Le discours indirect rapporte les paroles (ou les pensées) par le biais d’une subordination.

Caractéristiques : Le discours indirect est introduit dans le récit et se confond avec lui. Aussi les caractéristiques du discours direct disparaissent. On aura :

-des propositions subordonnées dépendant d’un verbe de parole. Dès lors, la ponctuation expressive disparaît (plus de phrases exclamatives, interrogatives…) et il faut être attentif à la correspondance des temps.

-les temps et les personnes du récit (majoritairement : imparfait ; passé simple ; présent de narration ; 3èmes personnes (il/elle ; ils/elles), le principe étant de transposer les paroles dans le système d’énonciation du récit.

Exercice:  :transformer de l’extrait du « Loup et l’Agneau » donner en exemple de telle sorte que le discours indirect apparaisse.


Le discours indirect libre :

Définition : Le discours indirect libre rapporte les paroles (ou les pensées) de manière indirecte mais sans utiliser de subordination.

Caractéristiques : Le discours indirect libre se fond dans le récit. Il va donc conserver des marques du récit :

-les temps et les personnes du récit (majoritairement : imparfait ; passé simple ; présent de narration ; 3èmes personnes (il/elle ; ils/elles), le principe étant de conserver le système d’énonciation du récit.

Mais il va aussi conserver des éléments du discours direct :

-la ponctuation et la syntaxe révélant les émotions du locuteur (phrases exclamatives, interrogatives…)

-le niveau de langue du locuteur

Exemple : (transformation de l’extrait du « Loup et l’Agneau » avec le discours indirect libre)

Un agneau se désaltérait dans le courant d’une onde pure ; un loup survient à jeun, qui cherchait aventure, et que la faim en ces lieux attirait. Qu’est-ce qui rendait l’Agneau si hardi ? Il troublait son breuvage ! Il serait châtié de sa témérité ! L’Agneau tremblait. Il ne fallait pas que le Loup se mît en colère !

Le discours narrativisé :

 Définition : Le discours narrativisé résume par un verbe intégré au récit, les paroles (ou les pensées) qui ont été prononcées.

Caractéristiques : Le discours narrativisé fait partie du récit. Il conserve donc les données du récit :

-les temps et les personnes du récit (majoritairement : imparfait ; passé simple ; présent de narration ; 3èmes personnes (il/elle ; ils/elles), le principe étant de conserver le système d’énonciation du récit.

Exemple : (transformation de l’extrait du « Loup et l’Agneau »)

Un agneau se désaltérait dans le courant d’une onde pure ; un loup survient à jeun, qui cherchait aventure, et que la faim en ces lieux attirait. Le Loup menaça de punir l’Agneau de sa témérité. L’Agneau plaida sa cause.

 

 

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