les répliques à réattribuer: qui dit quoi? Réponses

 Voici une série de répliques prises dans le premier acte de Phèdre de Racine: essayez de retrouver sans regarder dans le livre qui les dit.( Phèdre, Oenone, Hyppolite, Théramène, Panope)

1. Hélas, Seigneur ! quel trouble au mien peut-être égal ?
La reine touche presque à son terme fatal.
 En vain à l'observer jour et nuit je m'attache.
Elle meurt dans mes bras d'un mal qu'elle me cache.
Un désordre éternel règne dans son esprit.
Son chagrin inquiet l'arrache de son lit.
Elle veut voir le jour ; et sa douleur profonde
 M'ordonne toutefois d'écarter tout le monde...
Elle vient. ( Oenone)

2.

Dieux ! Que ne suis-je assise à l'ombre des forêts !
Quand pourrai-je au travers d'une noble poussière
Suivre de l'oeil un char fuyant dans la carrière ?( Phèdre)

3.

Si je la haïssais, je ne la fuirais pas. (Hippolyte)

4. 

Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent !
Quelle importune main, en formant tous ces noeuds,

A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ?
Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire. ( Phèdre)

5.

Enfin d'un chaste amour pourquoi vous effrayer ?
S'il a quelque douceur, n'osez-vous l'essayer ?
En croirez-vous toujours un farouche scrupule ?
Craint-on de s'égarer sur les traces d'Hercule ?
Quels courages Vénus n'a-t-elle pas domptés !
Vous-même où seriez-vous, vous qui la combattez,
Si toujours Antiope à ses lois opposée,
D'une pudique ardeur n'eût brûlé pour Thésée ? ( Théramène)

6.

Noble et brillant auteur d'une triste famille,
 Toi, dont ma mère osait se vanter d'être fille,
Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois,
Soleil, je te viens voir pour la dernière fois.(Phèdre)

7.

Je voudrais vous cacher une triste nouvelle,
Madame. Mais il faut que je vous la révèle.
La mort vous a ravi votre invincible époux,
 Et ce malheur n'est plus ignoré que de vous.(Panope)

8.

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue.
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue.
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler,
Je sentis tout mon corps et transir, et brûler.
Je reconnus Vénus, et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables (Phèdre)

9.


Mourez donc, et gardez un silence inhumain.
Mais pour fermer vos yeux cherchez une autre main.
Quoiqu'il vous reste à peine une faible lumière,
 Mon âme chez les morts descendra la première.
Mille chemins ouverts y conduisent toujours,
Et ma juste douleur choisira les plus courts (Oenone)

10

Votre fortune change et prend une autre face.
Le roi n'est plus, Madame, il faut prendre sa place.
Sa mort vous laisse un fils à qui vous vous devez,
Esclave, s'il vous perd, et roi, si vous vivez. (Oenone)

11.

Cet heureux temps n'est plus. Tout a changé de face
Depuis que sur ces bords les dieux ont envoyé
La fille de Minos et de Pasiphaé (Hippolyte)

12.

En vain sur les autels ma main brûlait l'encens.
 Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J'adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce dieu, que je n'osais nommer.(Phèdre)



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Cours du mercredi 9 novembre: Wood'stown, une histoire angoissante qui relève du fantastique

Introduction au commentaire du poème de Victor Hugo

Texte de Victor Hugo pour la séance du jeudi 13 octobre ( séquence défi écologique)