Cours du jeudi 6 avril: le récit de Théramène (à finir pour le mercredi 12 avril)
Texte distribué en classe. Il faut découper le récit en ses 7 parties en indiquant à chaque fois ce que la partie contient.
En classe, nous avons juste délimité la première partie:
ANALYSE :
Partie 1 - v. 1-9 :Ces vers relatent le départ pour l'exil d'Hippolyte chassé de la cité( Trézène) par son père Thésée. Il est "sur le chemin de Mycène". Le départ du héros est de mauvais augure avec cette antithèse entre " ses superbes coursiers autrefois pleins d’une ardeur si noble " et " maintenant l’œil morne " qui ont la " triste pensée " de leur cavalier. De même son côté " pensif " se répercute sur ses gardes qui eux aussi sont " affligés ". Le départ du jeune héros est la cause d'une atmosphère particulièrement pesante.
(à suivre)
Résumé de la pièce Phèdre pour mieux comprendre le passage à étudier:
À Trézène, Hippolyte fait savoir à son gouverneur Théramène qu’il part à la recherche de son père Thésée, qui a disparu. Théramène, soupçonneux, finit par deviner que le jeune prince veut en fait fuir Aricie, qu’il aime malgré l’interdiction formelle, décrétée par Thésée, de tout mariage avec cette descendante d’une dynastie vaincue, celle des Pallantides.
Mais c’est un amour plus coupable encore que Phèdre, la seconde épouse de Thésée, confesse à Œnone, la nourrice: prise d’une passion brûlante pour le même Hippolyte, son beau-fils, en qui elle croit revoir Thésée jeune, elle ne peut aspirer qu’à la mort. L’annonce de celle de Thésée permet alors à la nourrice de persuader Phèdre de rester en vie, à la fois pour sauvegarder les intérêts de son propre fils, et pour tenter de séduire le futur roi (Acte I).
Hippolyte, venu offrir à la captive de son père le trône d’Athènes, se laisse
peu à peu aller à une déclaration. L’arrivée imprévue de Phèdre empêche Aricie
de répondre plus nettement à des propos qu’elle a cependant bien accueillis. La
reine s’efforce d’abord d’apitoyer Hippolyte sur le sort de son fils, puis,
progressivement, lui déclare sa passion; et, devant l’effarement qu’elle
suscite, elle saisit l’épée d’Hippolyte pour se donner la mort, mais Œnone la
lui arrache et se retire, l’arme à la main, avec sa maîtresse. Médusé, le
prince ne songe que davantage à quitter Trézène, lorsque Théramène lui apprend
qu’Athènes a choisi pour roi le fils de Phèdre, et qu’une rumeur prétend Thésée
toujours vivant (Acte II).
Contre Œnone qui lui conseille de régner, Phèdre assume sa passion et envoie sa
nourrice proposer le trône à Hippolyte, qui pourrait ainsi s’attacher à elle
par ambition. Mais, à peine sortie, Œnone revient en hâte annoncer une terrible
nouvelle: Thésée est de retour; à sa maîtresse effondrée à l’idée d’une honte
qui lui survivra, la nourrice suggère de prendre les devants et d’accuser
Hippolyte d’un amour incestueux. Phèdre s’en remet à elle, et c’est à peine si,
quand paraît Thésée, elle lui adresse quelques mots, d’ailleurs inquiétants,
avant de se retirer. Interloqué, Thésée l’est encore plus lorsque son fils lui
déclare vouloir partir pour mener une vie plus aventureuse loin de Trézène.
Bien décidé à éclaircir l’affaire en interrogeant son épouse, Thésée laisse son
fils convaincu que Phèdre va se dénoncer elle-même, et prêt à révéler ses
sentiments à l’égard d’Aricie (Acte III).
Mais, s’il avoue cet amour à Thésée, c’est pour se défendre face à un père
furieux contre lui, car Œnone vient de le quitter après avoir accusé Hippolyte
d’avoir tenté d’abuser de Phèdre. Sourd aux arguments de son fils, Thésée,
avant de le chasser, demande solennellement à Neptune de le punir: l’épée
arrachée constitue une preuve plus forte que tous les démentis. Or, prise de
remords, Phèdre vient demander la grâce du jeune homme et, peut-être, se
dénoncer; mais Thésée lui apprenant incidemment la passion d’Hippolyte pour
Aricie, qu’il croit feinte, la reine, restée seule, se repent de son propre remords,
et désormais jalouse d’Aricie, décide de perdre les amoureux par son silence.
Confiant son accablement à sa nourrice, et cherchant de nouveau le trépas,
Phèdre n’accepte plus les conseils consolateurs et chasse violemment Œnone
après l’avoir accusée de tous les maux, entre autres la mort probable
d’Hippolyte (Acte IV).
Aricie conseille à Hippolyte de dénoncer sa marâtre; mais le jeune prince
préfère proposer à sa maîtresse de fuir avec lui; assurée qu’un mariage
légitimera l’entreprise, elle l’envoie préparer leur départ, et se charge
d’éclairer Thésée à demi-mot; une fois la princesse sortie, le roi, perplexe,
compte encore interroger Œnone. Mais il apprend, coup sur coup, que celle-ci
s’est jetée dans la mer, et que Phèdre se meurt. Il souhaite alors réécouter la
défense d’Hippolyte et suspendre la fureur du dieu des Flots; c’est alors que
Théramène vient raconter la terrible mort du jeune prince par un long et
célèbre flash-back...
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